18/02/2008
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Plan banlieue: Laurent Fabius a "peur que ça fasse pschitt"
"J'ai peur que ça fasse pschitt!", a déclaré dimanche Laurent Fabius, réagissant à l'annonce du plan banlieue vendredi par Nicolas Sarkozy.

"Je trouve que la déception va être là, malheureusement, et en plus il n'y a quasiment pas de mesures financières", a-t-il estimé sur Canal+. "
J'aurais souhaité qu'on ait un rééquilibrage entre les finances des villes riches et des finances des villes plus pauvres".
Selon l'ancien Premier ministre, "Fadela Amara (la secrétaire d'Etat à la Ville) n'est pas en cause, elle essaie de faire le maximum".
LaurenT Fabius réclame "un peu de calme" au président Sarkozy
Laurent Fabius a dit mercredi sur France 5 attendre du Président Nicolas Sarkozy "un peu de calme" en cette période de crise financière.
"Quant au président de la République, en cette période, je souhaiterais qu'il fasse preuve d'un peu de calme", a déclaré L. Fabius.
"Les mots de sérieux et de modestie, ce sont des mots qui doivent revenir dans le vocabulaire de la République", a-t-il ajouté un peu plus tard.
Interrogé sur la pipolisation de la vie politique, il a estimé que "ce n'est pas ça que les Français, de droite ou de gauche, souhaitent".
"Je suis plutôt pour une présidente souriante bien sûr, mais sérieuse et tolérante. Sérieuse, sérieuse", a souligné le député de Seine-Maritime.
A propos du PS, il a estimé que "ce serait une erreur - nous sommes en 2008 - de dire qui doit être candidat en 2012". Réaffirmant qu'il ne postulerait pas au poste de premier secrétaire, il a indiqué qu'"il y a d'autres fonctions éminentes auxquelles on pourra penser dans l'avenir".
Enfin, Laurent Fabius a estimé que la crise financière actuelle était "à la fois la vache folle et le nuage de Tchernobyl". "La vache folle, parce que (de même qu') on n'arrivait pas à faire la traçabilité de ce qu'on avait dans nos assiettes", de même, il y a aujourd'hui "une difficulté à remonter à la source" de la crise financière.
"Tchernobyl", a-t-il expliqué, parce que "de la même manière que le nuage ne s'arrêtait pas aux frontières de la France", de même la crise financière ne peut pas ne pas toucher l'Hexagone.
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