28/03/2007

Guillaume Bachelay: "Non, la gauche n'est pas morte !"

Tribune de Guillaume Bachelay, membre du Conseil national du PS, publiée par Le Figaro.

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Si on en croit les sondages, l'étiage électoral de la gauche serait au plus bas. Ce qui n'est à ce stade qu'une prédiction - faut-il rappeler que les Français n'ont pas encore voté ? - a un double impact. Sur nombre d'électeurs, la nouvelle fait l'effet d'un uppercut. Difficile d'entraîner quand, chaque jour, une enquête d'opinion prédit 36 % et des poussières d'intentions de vote à la gauche et à l'extrême gauche.

Surtout quand l'actualité, d'Airbus aux négociations de l'OMC, exprime un besoin de résistance au tout-financier. Au plan idéologique, l'heure serait à la droitisation de la société française, sur fond de rapport de forces plus favorable que jamais au capitalisme. Les socialistes et leurs alliés, en retard d'une époque, ne seraient plus que des « anti » : antilibéraux, antiréformes, bref antiréel. En face, la droite « décomplexée » pourrait célébrer l'adaptation à la mondialisation et les intérêts de l'individu.

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Alain Vidalies : La réponse socialiste à la crise d’Airbus

Alain Vidalies, secrétaire national du PS aux entreprises, développe son analyse des causes de la crise d'Airbus et expose les solutions à mettre en oeuvre pour redonner un avenir à l'entreprise.

22/03/2007

LAURENT FABIUS CANDIDAT

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Retrouvez l'actualité de la Seine-Maritime et des campagnes sur : www.ps76.fr

Avis de tempête sur l’Europe et sur la France !

22 mars 2007
Version longue d’une tribune publiée par Le Figaro

Si l’Europe ne prend pas conscience de la réalité de la mondialisation, elle risque de devenir d’ici quelques années un sous-traitant industriel, voire un désert.


Je sais bien que les prises de positions abondent sur l’analyse de la globalisation. Pas un journal, pas un colloque sans que la question ne soit évoquée. Et pourtant, ce qui me frappe, c’est moins la fréquence des évocations que la myopie qui souvent les accompagne.

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On nous répète que la mondialisation est un fait - c’est l’évidence -, qu’il serait suicidaire de la nier - autre évidence -, mais on ajoute qu’elle sera nécessairement bénéfique pour tous - ce qui est plus que discutable. Sur le plan économique, il s’agirait d’une simple application de la vieille théorie des « avantages comparatifs » : avec le développement des échanges internationaux le niveau de vie de toutes les nations s’accroîtrait mécaniquement, chaque pays se spécialiserait dans ce qu’il a de meilleur, la concurrence entre nations se développant harmonieusement par une hausse des salaires et des conditions dans les pays pauvres. Le résultat de cette pétition de principes, c’est que l’humanité toute entière est censée profiter de la mondialisation, cependant que les zones riches, dont l’Europe, conserveraient leur avance par rapport aux pays émergents grâce à la prééminence de leur recherche et de leur formation. Le problème, c’est que cette vision n’a pas grand-chose à voir avec ce qui est en train de se produire.

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15/03/2007

LAURENT FABIUS sur LCI : Etre clairs poru gagner !

Pour gagner, il faut de la clarté : il n’est pas question pour le PS et la gauche de gouverner avec l’UDF

15 mars 2007

Ségolène Royal doit rassembler l’ensemble des voix de gauche dès le premier tour. C’est la condition de la dynamique pour la victoire contre la droite et d’un vrai changement pour la France.

Ségolène Royal doit rassembler l’ensemble des voix de gauche dès le premier tour. C’est la condition de la dynamique pour la victoire contre la droite et d’un vrai changement pour la France.

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Pour gagner, notre candidate doit rassembler le maximum de suffrages au premier tour et donc réunir les voix de la gauche. Pour y parvenir, alors que F. Bayrou alimente la confusion en laissant penser que le clivage entre gauche et droite est dépassé, le PS doit dire clairement qu’il ne gouvernera pas avec l’UDF. Laisser entendre le contraire, c’est affaiblir notre candidate en faisant du vote Bayrou un vote utile. Or, c’est faux !

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BAYROU, LE MAGICIEN TROMPEUR

Claude Bartolone : « François Bayrou est un prestidigitateur »

Le député Claude Bartolone, proche de Laurent Fabius, revient sur les débats qui agitent le PS sur la meilleure façon de contrer François Bayrou.

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Des dissensions ont éclaté au sein du PS suite aux propos de Dominique Strauss-Kahn dans Le Monde au sujet de François Bayrou. Vous n'êtes pas d'accord avec lui…

Claude Bartolone : Les dissensions proviennent du fait que les déclarations de DSK laissent penser que François Bayrou pourrait rejoindre un gouvernement de gauche. Or à un moment où les électeurs réclament de plus en plus de morale, d'honnêteté et de clarté, il faut éviter ce genre de confusion. Quand DSK dit qu'il faut créer un front anti-Sarkozy, ça ne va pas. Pour Ségolène Royal et Laurent Fabius, il faut bien expliquer pourquoi nous voulons battre Sarkozy. On ne peut pas marier l'eau et le feu. Nous ne voulons pas rassembler tous ceux qui sont contre Nicolas Sarkozy : nous rassemblons sur un projet, le Pacte présidentiel, qui est de gauche. Au premier tour, nous souhaitons présenter une alternative à la droite, qu'elle soit de l'UDF ou de l'UMP. D'ailleurs, je vous signale que nous sommes actuellement face à un dispositif très classique : Sarkozy-Bayrou, cela rappelle Chirac-Raymond Barre, Chirac-Balladur ou encore Chirac-Giscard. Le RPR a essayé de se débarrasser de l'UDF en créant l'UMP, mais ça n'a pas marché.

François Bayrou monte dans les sondages, notamment parce qu'il séduit des électeurs de gauche. Comment stopper l'hémorragie ?

La seule manière d'agir est de l'obliger à être clair. Pour obtenir les voix de droite de son électorat traditionnel et mordre à gauche, il est contraint à la confusion, il entretient l'illusion. Or les Français ne veulent pas d'un prestidigitateur comme Houdini, ils veulent voter pour un programme. Bayrou ne pourra pas rester dans les généralités en ce qui concerne l'emploi et d'autres questions clefs. Est-il est pour une relance par la consommation ? Est-il pour les heures supplémentaires exonérées de contributions sociales comme Nicolas Sarkozy ? En ce qui concerne les retraites, est-il pour la poursuite du plan Balladur et du plan Fillon, ou souhaite-t-il, comme nous, une autre vision, qui ne pénalise pas les chômeurs et les non qualifiés ? Sur tous ces sujets, il va devoir s'exprimer.

Ségolène Royal a repris récemment une proposition du candidat UDF : elle a dit qu'il fallait « empêcher quelques grands groupes, notamment le BTP, les télécoms et l'industrie militaire de s'emparer progressivement de tous les médias ». Mais elle n'a pas dit comment elle comptait s'y prendre…
Elle est dans son rôle de candidate : elle est là pour fixer le cap. Ce sera au gouvernement et au Premier ministre de voir, techniquement, comme s'y prendre. On ne peut pas, d'un côté, appeler à une façon de gouverner plus responsable et plus respectueuse du Parlement et, de l'autre, imposer des directives. De plus, il y a des solutions différentes selon les médias. Par exemple, TF1 doit renouveler sa concession sous la prochaine présidence de la République. Ce pourra être l'occasion de fixer de nouvelles règles.

Mercredi 14 Mars 2007
Anna Borrel

12/03/2007

LAURENT FABIUS DANS LE PARISIEN

L’issue de cette élection dépendra de notre capacité à répondre à la "demande de gauche"
10 mars 2007
Interview de Laurent Fabius parue dans Le Parisien

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Ségolène Royal est aujourd’hui pointée au même niveau que Lionel Jospin début mars 2002. Y a-t-il pour elle un risque de décrochage ?

Rien n’est acquis, mais il faut prendre très au sérieux la situation. Celle-ci est la conséquence de ce que je décris depuis longtemps : si l’opposition n’est pas assez claire, assez frontale, alors la différence gauche-droite se brouille. Si en outre la différence des projets n’est pas vraiment ressentie, la confusion menace. Il faut réagir : notre objectif n’est pas de préparer la présidentielle de 2012mais de gagner en 2007 ! Et c’est parfaitement possible.

La droite est-elle plus convaincante ?

Nous sommes face à ce que j’appellerai le paradoxe de 2007. Les Français veulent le changement par rapport à la politique sortante mais ils semblent pour l’instant préférer au deuxième tour les candidats issus de la majorité sortante ! D’autre part, les thèmes dominants de cette campagne, à la différence de 2002, sont des thèmes plutôt de gauche (pouvoir d’achat, emploi, éducation, protection sociale), alors que les candidats de gauche n’en captent pas le bénéfice jusqu’ici. L’issue dépendra de notre capacité à mieux répondre à cette demande.

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11/03/2007

CE SERAIT LA FAUTE AUX DIRIGEANTS SOCIALISTES ?

Mme Royal: les dirigeants PS n'ont pas fait bloc en début de campagne

PARIS (AFP) - Ségolène Royal a estimé dimanche sur M6 que les dirigeants du PS n'avaient "pas suffisamment fait bloc autour (d'elle) au début de cette campagne" présidentielle.

"Je crois que dans cette première phase de campagne, et à cause du débat interne, les dirigeants du Parti socialiste n'ont pas suffisamment fait bloc autour de moi au début de cette campagne", a dit la candidate socialiste.

"Donc", a-t-elle ajouté, "il y a eu un doute sur la compétence parce que les gens se sont dits : +Mais comment cela se fait, s'ils ne font pas bloc autour d'elle, c'est que eux-mêmes ont un doute+".

"Ce n'est pas le problème de les voir, c'est le problème de ce qu'ils n'ont pas dit à une époque. Et c'était normal, parce que moi j'ai eu cette épreuve de la campagne interne que n'ont pas eu les autres candidats", a-t-elle poursuivi en réponse à la journaliste qui lui demandait si, à son avis, les "éléphants" du PS avaient été assez présents auprès d'elle.

M6 avait présenté à Mme Royal un sondage selon lequel 37% des Français jugeraient qu'elle dispose d'une "stature" présidentielle, contre 63% qui seraient d'un avis contraire.

"Je pense d'abord que le fait d'être une femme, ce n'est pas facile par rapport à la projection que l'on se fait du président de la République. Il faut que j'arrive à conquérir cette confiance et à affirmer la compétence qui est la mienne", a-t-elle réagi.

La faiblesse du soutien initial des dirigeants du PS à sa candidature est, selon elle, la seconde raison de ce doute.

L'enquête de M6 a été effectuée les 8 et 9 mars auprès de 959 personnes selon la méthode des quotas.

Inquiétude au PS sur les réserves de voix à gauche au second tour

LE MONDE | 09.03.07 | 16h10 • Mis à jour le 09.03.07 | 16h15

Quel scénario pour la gauche ? En comptant et recomptant les intentions de vote pour l'élection présidentielle, les instituts de sondage commencent à évoquer le spectre de 1969, qui avait vu, cette année-là, deux candidats de droite s'opposer au second tour : Georges Pompidou contre le centriste Alain Poher. La gauche, divisée, avait été éliminée en ne dépassant pas 31 % des suffrages. Aujourd'hui, soulignent les sondeurs, la gauche oscille entre 32 % et 36 % des pronostics. Un plancher jamais atteint depuis 1969, justement.

Mais la comparaison s'arrête là. En 1969, un an après le mouvement de mai 1968, le candidat de la SFIO, Gaston Defferre, avait péniblement atteint 5 % des suffrages, tandis que le PCF caracolait à 21,3 %. Une situation inédite et totalement distincte d'aujourd'hui.

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A gauche, la candidate socialiste, Ségolène Royal, domine largement ses concurrents communiste, écologiste ou d'extrême gauche. Mieux : avec 24 % à 27 % des intentions de vote, elle est à un niveau comparable à celui de François Mitterrand en 1981, qui vit la gauche accéder pour la première fois au pouvoir depuis 1958. D'où la complexité réelle à évaluer le rapport de forces électoral.

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