23/09/2010
Retraites : Encore plus fort !
Succès pour cette journée d’action contre la réforme des retraites en Seine-Maritime. A Rouen, Le Havre ou Dieppe, les cortèges de manifestants étaient plus fournis que lors du 7 septembre dernier.
Près de 60.000 personnes à Rouen, 7.000 manifestants à Dieppe et près de 30.000 personnes au Havre.
Partout les socialistes faisaient partie des défilés fournis et haut en couleurs prouvant ainsi que la mobilisation ne s’essouffle pas.
A Rouen, le cortège s’est scindé en deux pour arriver devant la préfecture où syndicats et membres du collectif unitaire se sont exprimés pour réclamer une autre réforme des retraites. Ceux-ci se réuniront très prochainement pour déterminer la suite de la mobilisation.
Des solutions alternatives existent pour garantir notre système de répartition, le droit au départ à la retraite à 60 ans et une véritable prise en compte de la pénibilité. Les socialistes les défendent pied à pied chaque jour. Dès le 5 octobre, les sénateurs socialistes mèneront la bataille au Sénat.
Rien n’est joué, tout est encore possible, en comptant sur la mobilisation de chacun !
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22/09/2010
23 septembre : Il faut confirmer, la Droite doit reculer !
Dépêche AFP. De PAU- Journée Parlementaire du Parti Socialiste
Face à une République "attaquée dans ses fondements", Martine Aubry, en chef de l'opposition et éventuelle présidentiable, a opposé mercredi à Pau devant les parlementaires socialistes "sérénité" et "dignité", et donné une feuille de route pour 2012.
Dans un discours de près d'une heure, la première secrétaire du Parti socialiste a décliné en leitmotiv "La République attaquée dans ses fondements", des institutions au fonctionnement du pouvoir, clôturant les Journées des parlementaires PS devant quelque 400 d'entre eux réunis mardi et mercredi.
Citant Mendès-France, Jaurès ou Fernand Braudel, elle fait valoir que "le gouvernement ne respecte même plus ce qui est notre patrimoine commun de la République". Utilisant à l'envi les mots "gravité", "sérieux", Mme Aubry lance: "Face au désordre provoqué par Nicolas Sarkozy, les Français sont désorientés".
A l'appui, elle évoque même les "prédécesseurs de M. Sarkozy" qui "ont incarné avec dignité" leurs fonctions. Citant De Gaulle pour "la fin des guerres coloniales", "l'ambition industrielle pour Pompidou, le refus de la guerre en Irak pour Jacques Chirac", elle assène: "Que restera-t-il de Nicolas Sarkozy? On peut se le demander".
Pour la patronne du PS, "la République est attaquée quand on remet en cause l'égalité devant la loi". Elle explique, très applaudie, que si les Roms ont commis "des actes illégaux" "ils doivent être sanctionnés parce qu'ils sont illégaux et non parce qu'ils sont Roms".
Avec l'arrêt des débats à l'Assemblée sur les retraites "on s'est assis sur la République", a-t-elle jugé, interrogeant : "Comment être crédible à New York en demandant une taxation des transactions financières quand on refuse la taxation des bonus et des stocks-options?"
Face aux "provocations", "contrevérités", la chef de l'opposition répond: "notre devoir est d'être un pôle de stabilité".
"Nous ne devons pas nous laisser aller dans les provocations", "nous devons prendre de la hauteur pour être le parti de propositions, le parti qui ramène la confiance", a assuré la maire de Lille, s'inscrivant en faux contre la droite qui accuse les socialistes de ne pas avoir de programme.
Voulant "construire une nouvelle République", "une autre France", Mme Aubry a décliné un éventail de propositions, notamment sur les institutions en rétablissant "la séparation des pouvoirs" et permettant "au Parlement de jouer pleinement son rôle".
Pour l'Assemblée nationale elle a souhaité une meilleure "représentativité par la limitation du cumul des mandats" et "l'instauration d'une dose de proportionnelle", pour le Sénat une "refonte du collège électoral". Le Premier ministre doit rejouer son "plein rôle de chef de la majorité" et le président être le "garant des institutions et porteur des intérêts de la France".
Mme Aubry a balayé large, de la justice, en plaidant pour le "maintien des juges d'instruction", l'"indépendance des parquets", à une "grande loi sur la liberté de la presse" en 2012, en passant par "un acte III de la décentralisation qui dotera la France de grandes régions, de grandes métropoles". Elle a promis l'annulation en 2012 de la réforme collectivités territoriales actuellement en débat.
Demain Jeudi 23 septembre, en haute-normandie, il faut se mobiliser avec les syndicats pour réussir une nouvelle fois l'opposition du peuple aux noirs desseins de la Droite sur les retraites.
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21/09/2010
Fiscalité : Chèque à "Liliane", ceinture pour les autres ...
Décidément, pour financer le chèque que l'Etat s'apprête à signer à Liliane Bettencourt au titre du retour d'impôts dans le cadre du "cher" bouclier fiscal de Sarkozy, le président des riches a encore une bonne idée : supprimer l'avantage fiscal lié au mariage. Les jeunes lui disent merci !
Le jeune Ministre du Budget Baroin a confirmé l'idée du président des riches de supprimer l'avantage fiscal qui bénéficie aux mariés ou aux divorcés de l'année. Présentée comme une idée "à l'étude" cette ingénieuse restriction budgétaire imposée surtout aux jeunes couples devrait être "arbitrée" par Sarkozy. C'est donc plus qu'une piste.
Le gouvernement dit vouloir économiser 10 milliards en rabotant les niches fiscales sur le prochain budget. Son idée lui rapportant quelques 500 millions d'euros, il aura de quoi couvrir le cadeau fait aux clients du président car le bouclier fiscal de Sarkozy coute près de 700 millions ... et s'inscrirait dans le projet de loi de finances pour 2011.
Comment ça marche ? Les couples qui se marient remplissent, pour la même année fiscale, trois déclarations : deux individuelles jusqu'à la date du mariage et une commune pour le reste de l'année. Le fait de scinder les revenus de l'année permet aux couples de payer moins au fisc, le mécanisme de l'impôt étant progressif. À partir de la déclaration de revenus 2011, pour l'impôt payé en 2012, les couples auront obligation de choisir entre deux déclarations individuelles ou une déclaration commune. La formule choisie couvrira l'ensemble de l'année fiscale. Quant aux personnes divorcées de l'année, elles devront obligatoirement remplir deux déclarations séparées.
L'idée ne plombera pas vraiment les mariages chez les enfants dont les parents pointent au CAC 40. Quand aux autres, ils devront se priver encore un peu plus pour payer la facture des amis riches du président.
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20/09/2010
Médicaments : Encore "plus" déremboursés. Aïe la Santé ...
Le Gouvernement s'apprêterait à annoncer de nouveaux déremboursements concernant la santé des Français. Alors qu'il vient de libérer des chèques de plus de 300.000 euros pour "chouchouter" ses riches, voilà qu'il assassine un peu plus la "solidarité nationale". Aides aux riches d'un côté, tour de vis aux Français de l'autre, exclusion, inégalité, baillon au Parlement ... la France de Sarkozy fait froid dans le dos ...
Dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale, devraient figurer de nouveaux déremboursements de médicaments ainsi que la baisse de la prise en charge des consultations des professionnels de santé (médecins, infirmières...) et de certains actes réalisés à l'hôpital. Cette politique se situe dans le droit fil de ce que fait la droite depuis des années, sans aucun autre résultat que d'amener un nombre croissant de Français à retarder ou renoncer à des soins.
Alors que cette politique de déremboursements a démontré son inefficacité pour la nécessaire régulation des dépenses de santé, elle poursuit le lent mais sûr rétrécissement de la prise en charge solidaire au profit des complémentaires et des assurances privées. Cette politique pénalise directement les Français modestes et les classes moyennes, qui ont déjà vu augmenter de 50 % le coût direct de la santé au cours des dernières années.
Après la mise en place d'une réforme des retraites injuste et inefficace financièrement, le Gouvernement poursuit son travail de sape du pacte social solidaire.
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Impôts, bouclier fiscal : La bonne idée du Président des riches.
Le fameux "Bouclier Fiscal" - idée "chère" au président des riches, idée "chère" qui plombe le pays - vient encore de produire une série de chèques aux nantis. Des chiffres vertigineux au moment où on demande à tous de faire un "effort". Une ampleur montrant que la crise ne frappe pas tout le monde !
En 2010, les grandes fortunes de notre pays ont continué de bénéficier des largesses de l'Etat. Les remboursements d'impôts faits au titre du bouclier fiscal ont coûté 674 millions d'euros au contribuable français, c'est 120 millions d'euros de plus qu'en 2009 ! 216 millions de plus qu'en 2008, année de la mise en place du bouclier fiscal.
Le bouclier coûte plus cher et il élargit le cercle des "riches" bénéficiaires. 18.764 personnes en 2010 contre 13.998 en 2008,. Ces heureux contribuables ont chacun reçu en moyenne un chèque de plus de 36.000 euros du Trésor Public. Mais ces chiffres masquent de réelles disparités entre bénéficiaires du bouclier.
A peine un millier de contribuables sort ainsi du lot. Pour eux, qui possèdent un patrimoine de plus de 16 millions d'euros, le bouclier est un véritable jackpot puisqu'ils se partagent 423 millions d'euros (soit les deux tiers des remboursements fait au titre du bouclier fiscal). Chaque année ces grandes fortunes reçoivent donc de l'Etat un chèque qui équivaut à 20 années de SMIC.
Combien de temps cette injustice fiscale peut-elle encore durer ? Les socialistes réclament l'abrogation immédiate de cette super-niche fiscale et certains à droite critiquent ce dispositif (Juppé, Arthuis,etc.) . Alors que le Gouvernement frappe les plus faibles en faisant peser sur eux la réforme des retraites peut il encore maintenir un dispositif aussi doux avec les forts ?
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Pavilly Pascal Marchal : Pose d'une pierre qui compte ...
Pavilly a vécu un moment important car la première pierre du futur collège a été posée. L'aboutissement d'un travail de longue haleine pour les services départementaux, ceux de l'Etat, les équipes pédagogiques, les élus locaux et principalement le conseiller général du canton de Pavilly : Pascal Marchal. Retour sur une pierre qui va compter pour l'éducation des futurs élèves du canton.
C'est en présence de Christophe Bouillon, député de la circonscription, de Didier Marie, président du Département, de l'inspecteur d'Académie Philippe Carrière, des équipes pédagogiques, des représentants du cabinet d'architecte et de Pascal Marchal, conseiller général qui s'est investi personnellement et qui évoquait "toute la passion qu'il a placé dans ce projet, qu'il a toujours très clairement élevé au rang de priorité absolue, projet qui a toujours constitué pour lui, sa première priorité de conseiller général".
Didier Marie a pu rappeller combien le Département s'investissait dans le financement des lieux d'éducation qui sont au coeur des politiques départementales : 17.000 agendas, 63.000 clés USB, 3 millions d'euros pour l'allègement des cartables, 31 collèges rénovés ou nouveaux... Il a souligné le choix politique de mettre en place des actions innovantes pour les collèges, résolument décidé à ne pas se cantonner dans un simple rôle de guichet unique pour établissements et rechercher la certification en Haute Qualité Environnementale pour chaque opération.
Construit en 1963, le collège Val Saint-Denis ne répondait plus sur les plans techniques, fonctionnels et pédagogiques, aux exigences d’un enseignement moderne. Le futur collège pourra accueillir 550 élèves de la 6ème à la 3ème dont 450 demi-pensionnaires avec tout l'équipement sportif qui s'impose. Il se situera rue Maurice Genevoix sur les hauteurs de la Vallée Saint-Denis, au Nord de la ville sur un terrain du Syndicat Intercommunal du collège de Pavilly.
Pascal Marchal insistait sur deux pensées personnelles pour conclure : "Ma première pensée va à mon père, décédé depuis près de 40 ans, malheureusement analphabète et qui n'a pas eu la plus grande et la plus noble des chances, celle de pouvoir faire des études, de pouvoir s'instruire, celle tout simplement de pouvoir apprendre ... ma seconde pensée, plus positive, est dédiée à mes deux filles, Clara et Juliette, âgées respectivement de 5 et 2 ans, qui devraient, quant à elles, avoir la chance d'être formées dans ce futur collège d'excellence ...".
C'est donc en pensant à l'avenir des futurs élèves que l'élu - attentif et de proximité - qu'est le conseiller général Pascal Marchal s'est adressé à une chaine éducative dont il a qualifié les maillons de "complémentaires" pour rappeler la chance qu'est celle d'apprendre dans les conditions d'un enseignement moderne et adapté.
En savoir plus ...
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16/09/2010
Zénith des Maires : Vers un projet de territoires 2011-2015
A l’invitation de Didier Marie et en présence des Conseillers généraux socialistes, les Maires et Présidents de groupements de communes étaient réunis samedi 11 septembre au Zénith de Rouen pour les 7ème Rencontres annuelles organisées par le Département de Seine-Maritime. Plus de 800 élus ont répondu présent à ce rendez-vous autour de la problématique suivante : « Les politiques publiques face aux mutations de nos territoires : quelles attentes, quels enjeux ? ».
Les intervenants – des élus locaux, des universitaires, des acteurs du mouvement sportif et culturel, des médecins, des représentants des chambres consulaires... – ont identifié parmi ces nouveaux enjeux le poids croissant de l’habitat rural, les incidences en matière de mobilité, d’accès aux soins, d’équipements destinés à l’épanouissement de chacun, sachant que nombre de ses problématiques se retrouvent également dans nos centres urbains (faibles moyens accordés aux hôpitaux par le Gouvernement, crise du financement de la culture si la clause de compétence générale est supprimée, structures à renforcer et réinventer avec l’allongement de la durée de vie...).
En réponse, Didier Marie a annoncé l’organisation d’un grand débat départemental dans les communes. Ce débat permettra à tous les élus locaux de décider, avec les élus du Département, des priorités publiques à mettre en œuvre demain pour répondre à ces nouvelles attentes et ces nouveaux enjeux dans le contexte de raréfaction des deniers publics généré par le désengagement de l’Etat.
Didier Marie a ainsi conclu : « Le temps ne s’arrête pas, il faut préparer l’avenir. […] Poussés par la nécessité, nous pourrions rentrer la tête dans les épaules, abaisser la voilure et attendre un hypothétique retour du beau temps. Je n’y crois pas. Nous aurions pu réviser seuls les engagements du Département et vous dire à quelle sauce vous seriez mangés. Ce n’est pas mon choix. […] Je suis convaincu que les collectivités locales sont indispensables et que l’on ne peut se passer d’elles pour dessiner l’avenir. […] Nous organiserons [ces] rencontres avec les territoires, au niveau des pays, avec les intercommunalités et les communes, pour revisiter et évaluer les contrats, les réajuster, préciser les priorités, hiérarchiser – cela, en cohérence avec les travaux que la Région a réalisés dans le cadre du schéma régional d’aménagement du territoire. »
Rendez-vous est ainsi donné, pour réfléchir ensemble à la Seine-Maritime de demain.
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Sakineh : Combat essentiel pour le droit des femmes iraniennes !
Une première victoire semble déjà avoir été remportée pour soustraire Sakineh à la peine de mort par lapidation infligée par la le régime iranien suite à une puissante mobilisation internationale.
Mais rien encore n’est assuré comme le précise l’avocat de la jeune femme. Sakineh Mohammadi Ashtiani est une femme iranienne emprisonnée depuis 2006 sur accusation de meurtre, accusation ensuite abandonnée, et d’adultère envers son mari. En 2006, elle a déjà été condamnée à 99 coups de fouet administrés en présence de l’un de ses enfants. Torturée pour lui extorquer des aveux, ignorant même la langue par laquelle la sentence fut prononcée, puisque d’origine azérie, Sakineh continue de croupir dans les geôles du système policier iranien.
L’ONU, l’Union européenne, de très nombreux pays dont la France, le mouvement associatif, ont exigé la levée de la condamnation. Dans le monde, des milliers de personnes ont manifesté en ce sens. Le Parti socialiste, le Mouvement des Jeunes socialistes, dès le début ont fait entendre leurs voix et n’ont cessé de dénoncer un procès inique, une presse muselée, qui n’a pas le droit de faire état de cette affaire, tout en appelant au respect des droits humains les plus élémentaires.
Il s’agit là d’un combat essentiel pour sauver cette jeune femme, mais également pour les libertés et les droits de l’homme et de la femme, pour l’honneur aussi d’un pays à la culture séculaire et magnifique, et qu’un régime obscurantiste et policier plonge dans les ténèbres. Bien entendu, il ne faut pas baisser la garde, Sakineh doit être définitivement sauvée et libérée. Les socialistes ont pris et prendront toute leur part dans cette campagne de soutien.

André Piazza,
délégué fédéral à l’International et aux Droits de l’Homme
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15/09/2010
Santé : La médecine du travail en danger !
La médecine du travail est en grand danger. D'ici à 10 ans, 80% des médecins du travail auront atteint l'âge de départ à la retraite. Problème, les jeunes ne sont aujourd'hui pas assez nombreux pour faire face à la prochaine pénurie de médecins.
Les syndicats demandent depuis un certains tant déjà une véritable réforme de la profession, peine perdue leurs demandes sont restées lettre morte. Pourtant le Ministre du Travail n'a pas renoncé à réformer mais il le fera de manière "low cost" c'est à dire par une série d'amendements au projet de loi sur les retraites. Un procédé qui fait bondir les syndicats de médecins qui s'inquiètent aussi du contenu de ces amendements.
Premier bouleversement, le gouvernement entend remplacer la médecine du travail par la médecine de ville pour toute une série de professions (intermittents, artistes, mannequins, employées de maison, représentants). Ces salariés devront donc aller chercher eux-mêmes un médecin de ville. Tant pis si ces médecins ne sont pas formés à connaître le monde de l'entreprise ni les situations professionnelles de leurs patients.
Deuxième "astuce" pour pallier à la pénurie : recourir aux internes et aux infirmières. Un dévoiement inacceptable du métier de médecin du travail pour Jean-Marc Bilquez - secrétaire confédéral de Force Ouvrière - interrogé par Rue 89 : "Aujourd'hui, le code de la santé publique interdit aux infirmières de poser un diagnostic. Quant aux internes, leur manque d'expérience risque de les mettre en danger, en même temps que les salariés".
Dans les cartons depuis 2007, la réforme de la médecine du travail était attendue de pied ferme par les syndicats. Promise par Woerth en mai dernier, elle passera donc vraisemblablement en catimini sans véritable dialogue social. Un procédé qui passe mal chez les syndicats et que les députés socialistes ont dénoncé au sein de l'hémicycle.
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Europe : Faire face à la mondialisation en simplifiant l'aide ?
Rapport Portas - pour Estelle Grelier, eurodéputée socialiste, "nous devons pérenniser et améliorer le fonds européen d'ajustement à la mondialisation"
Dans le contexte de la révision à mi-parcours des instruments financiers de l’Union, la commission des Budgets a rédigé un rapport sur le fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM), un dispositif destiné à soutenir la réinsertion et la reconversion professionnelles des travailleurs pour lesquels le lien entre le licenciement et la mondialisation ou la crise économique est clairement établi.
Pour Estelle Grelier, l’examen de ce rapport a révélé une forte divergence d'analyse entre la droite et la gauche : "Pour les socialistes, il est essentiel de pérenniser ce fonds, car au delà de la crise, la mondialisation a des conséquences négatives sur notre tissu industriel. Au contraire, la droite considère que ce fonds doit être limité dans le temps, à l'horizon 2013, car la mondialisation ne peut être à ses yeux que vertueuse dans un contexte économique redevenu stable !".
"Il convient non seulement de maintenir ce fonds, mais également de l'améliorer et de sécuriser son assise financière" ajoute l'eurodéputée, qui pointe notamment la complexité actuelle de la procédure à suivre pour pouvoir bénéficier de ce fonds. "Grâce à l'expérience que nous en avons, nous sommes en mesure de perfectionner cet outil afin de le rendre plus simple, opérationnel et efficace ».
En conclusion, Estelle Grelier se réjouit de la reprise de ses propositions visant à élargir l'action du FEM, notamment en direction des PME et des sous-traitants : « jusqu’à présent seuls les salariés des grands groupes bénéficiaient de ce dispositif. J'ai formulé la nécessité de prendre en compte les PME et les sous-traitants par voie d’amendement. Cette proposition a été acceptée et permet de réparer cette injustice. Elle offre aux salariés de ces petites entreprises, particulièrement vulnérables du fait de leur taille et de leur dépendance aux multinationales, de meilleures perspectives de reconversion professionnelle en cas de licenciement économique ».
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