16/06/2010
Formation des enseignants : 0 pointé pour le Gouvernement
La réforme irresponsable de la formation des maîtres, menée à marche forcée par le gouvernement, aboutit aujourd’hui à sa privatisation.
Etre enseignant est un métier qui s’apprend. Si l’Etat n’assure pas cet apprentissage, alors d’autres s’en chargeront. D’autres, ce sont les entreprises de formation privées, qui ont bien compris tout le profit qu’elles pouvaient tirer de l’angoisse suscitée par la disparition de la formation professionnelle.
Les lauréats du concours de Professeur des Ecoles de juin 2010 se retrouveront dès septembre face à une classe sans avoir reçu de formation pratique. Conséquence logique : des entreprises privées se pressent pour fournir aux professeurs débutants des stages de « prise en main et de gestion de la première classe ».
Les maîtres sont désormais confrontés à un choix inique et profondément inégalitaire : payer leur propre formation ou accepter de rencontrer leurs premiers élèves sans avoir bénéficié de préparation. Les professeurs débutants vont être contraints recourir à des organismes privés pour « construire leurs premières séances » ou élaborer « le programme de leurs premiers trimestres de cours ». Quels contrôles, quelles garanties pour ces entreprises qui se proposent d’offrir, au-delà de la formation initiale, un « accompagnement personnalisé » aux professeurs tout au long de l’année ?
Le Parti socialiste appelle le gouvernement à davantage de responsabilité et réclame la mise en place d’une véritable formation pour les enseignants, théorique et pratique, pour garantir aux élèves un enseignement de qualité.
Allez-y, c'est maintenant, rejoignez le PARTI SOCIALISTE en un clic :

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02/02/2007
Rien n’est joué
A un peu moins de trois mois du scrutin présidentiel, rien n’est joué.
Si les récentes études d’opinion semblent moins favorables à notre candidate, tout peut encore se retourner dès lors que les thématiques choisies sont claires et pertinentes et que le débat de fond est engagé.
Ne dilapidons pas notre énergie sur les terrains fangeux où l'on voudrait nous attirer, concentrons-nous sur nos propositions, défendons tous ensemble nos couleurs, parlons à nos électeurs et parlons de la France.
La première priorité pour moi est la question sociale.
Les Français veulent d’abord des réponses progressistes et précises sur les salaires, l’emploi, les retraites, le logement, les services publics.
Le candidat UMP, qui est aussi celui du MEDEF, ne les apporte manifestement pas. A nous de le faire par un projet réel et novateur de transformation sociale et de développement durable, qui contribue aussi à relancer et à réorienter l’Europe.
La question éducative est également décisive. Il se murmure que le candidat UDF progresserait dans les milieux enseignants.
Ce serait un comble pour qui a en mémoire ses attaques contre l’école publique lorsqu’il siégeait dans des gouvernements conservateurs.
Là aussi, développons nos propositions pour une société de la connaissance, une société laïque qui fasse toute sa place à l’éducation et lui donne les moyens de réussir.
Bref, assumons notre opposition frontale au gouvernement, prenons les attentes de changement à bras le corps, apportons les réponses nécessaires sur le fond, faisons-le d’une façon solidaire et constructive, et l’horizon s’éclairera.
LAURENT FABIUS.
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