19/06/2010
PS : Canteleu, 5ème circonscription, banquet et actualité.
Comme chaque année, la 5ème circonscription, à l'initiative de son député PS Christophe Bouillon, organise son désormais traditionnel banquet républicain. Il se déroulera le Vendredi 25 Juin au Centre Alain Calmat [avenue de Buchholz, parking piscine] à Canteleu à partir de 19h30.
Fait exceptionnel, celui-ci se déroule dans un temps politique où le Parti Socialiste, remis en ordre de marche sous les auspices de Martine Aubry, Première Secrétaire, se bat sur tous les fronts : libertés, social, éducation, pouvoir d'achat, logement, égalité ... et diffuse ses propositions sur tous ses sujets.
Bien sûr, l'asphyxie des collectivités, sera au coeur des interventions notamment par Laurent Fabius, invité 2010 du banquet, qui a été nommé en première ligne de ce combat des socialistes par Martine Aubry et qui a maintes fois pointé cette "erreur" politique qui se rajoute à la mauvaise gestion du pays.
Il sera d'ailleurs secondé dans ce propos par Didier Marie, Vice-Président de la CREA et Président du Département de Seine-Maritime et Alain le Vern, sénateur et Président de la Région Haute-Normandie, tous deux aux premières loges des dégâts de la Droite contre la décentralisation.
Enfin, tour à tour, Laurent Fabius, Didier Marie, Alain Le Vern et Christophe Bouillon ne manqueront pas d'évoquer les enjeux autour de la bataille sur les retraites où, comme dans ses coups de boutoirs contre les services publics, la Droite montre combien elle est prête à détruire les fondements de notre pacte social et de notre République.
Alors voilà une soirée à ne pas manquer. Politique car les débats du moment ont besoin de toutes les mobilisations. Festive car une fois les sujets sérieux évoqués et la bataille politique organisée, il faut aussi du ciment pour la lutte et quoi de mieux qu'un moment de convivialité militante ?
Il reste quelques places, aussi pour tout renseignement, il faut appeler aux : 06 86 31 88 03 ou 02 35 23 57 89.
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18/06/2010
Institutions : Le coup de balai sur la parité ...
La réforme territoriale a été votée et le scrutin proportionnel permettant de garantir la parité et la diversité (par exemple 48% d’élues dans les conseils régionaux) balayé. Si ce texte de loi était appliqué, les « conseillers territoriaux » seraient élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours et ce mode de scrutin est le même que celui utilisé pour les conseils généraux : aujourd’hui ils sont composés à 87,7% d’hommes.
Comme pour s’excuser de cette régression démocratique, le projet de loi feint de favoriser la parité. Il est proposé de prendre en compte les conseillers territoriaux dans l’attribution de l’aide publique aux partis politiques modulée en fonction de la parité. Cette disposition vise ainsi à modifier le financement des partis, hors de tout débat démocratique et sans combler les régressions orchestrées en termes de parité.
L’objectif de parité se trouve dilué dans un système de financement complexe, inefficace et contre-productif. De fait, l’impact de la retenue financière appliquée aux partis qui ne respectent pas la parité lors des élections législatives en serait affaibli, sans apporter de solution efficace à la parité lors de l’élection des conseillers territoriaux. Nous sommes bien loin des sanctions « insupportables » voulues par le Premier ministre afin de garantir la parité !
Une fois de plus, les déclarations de la droite ne sont que des effets d’annonces, visant à masquer les régressions. Le 6 juin 2000, la première loi dite de parité a été votée. Ce progrès est aujourd’hui remis en cause, au mépris des avancées réalisées en matière d’égalité femmes –hommes.
L’égalité femmes – hommes, et leur égal accès aux mandats et fonctions électives est un enjeu de société totalement méprisé par la droite. À rebours de tout progrès en matière d’égalité, il n’est pas étonnant que la droite ait rejeté le 25 mai dernier la proposition de loi socialiste, visant à renforcer les retenues financières, afin d’obliger les partis politiques à garantir la parité.
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Christophe Bouillon : Retraites, chronique d'une injustice annoncée
Le Gouvernement a finalement révélé la véritable nature de son projet de réforme des retraites ! Comme on pouvait s’y attendre, et malgré l’opposition de millions des Français, il a choisi la pire des solutions ...
La Droite a décidé seule de remettre en cause l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans. Elle veut désormais faire travailler tous les Français jusqu’à 62 ans ou plus. Cette décision inacceptable est une double peine pour les salariés les plus modestes. Ceux là mêmes qui ont commencé jeune et devront donc travailler plus longtemps sont également ceux qui connaissent le plus souvent le chômage dès 55 ans.
Pour ceux-là et pour l’ensemble des salariés en général, ce recul de l’âge légal de la retraite ne signifie donc qu’une chose : la baisse brutale des pensions. Pour les assureurs privés et les banques par contre, cette annonce est un soulagement, ils pourront engranger de larges bénéfices en vendant leurs produits financiers aux salariés qui voudront s’assurer une retraite décente.
Les socialistes restent fermement attachés à la retraite à 60 ans, qu’ils rétabliront s’ils accèdent au pouvoir en 2012. Afin de financer notre système, les socialistes proposent de mettre à contribution les revenus du capital (bonus, stock-options, intéressement, etc.) et d’améliorer l’accès à l’emploi des seniors (tutorat en entreprises, objectif de retour à l’emploi des seniors pour le Pole emploi, etc.).
Les socialistes veulent également que la pénibilité du travail soit réellement prise en compte (travail à la chaine, de nuit, en horaires décalés) dans le calcul de la retraite par le mécanisme de la majoration des annuités de cotisation. Enfin, ils proposent la mise en place d’un système universel et personnalisé reposant sur des droits collectifs solides qui permettent davantage de choix individuels.
Les socialistes proposent des solutions justes, efficaces et financées pour pérenniser renforcer notre système de retraite par répartition, seul garant de l’équité entre les citoyens. Ils appellent à manifester le 24 juin prochain et organiseront, partout sur le département, des réunions publiques pour mobiliser la population et présenter leurs positions.
Christophe Bouillon, Premier Secrétaire Fédéral du PS de Seine-Maritime
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17/06/2010
Martine Aubry : Cotiser "plus" pour une retraite minable !
Martine Aubry n'a pas mâché ses mots, elle a qualifié le projet de réforme des retraites présenté par la Droite Sarkozyste de "mesure profondément injustes" et a accusé le gouvernement de vouloir " masquer la réalité " jusqu'en 2012.
Cette réforme n'est pas une réforme, c'est un masque pour tenir jusqu'aux élections. La Première secrétaire du PS a fortement dénoncé cette annonce indigne d'une démocratie faite de propositions "profondément injustes" et qui ne règlent rien.
Ce qui est irresponsable dans la situation actuelle des retraites c'est que seul 1,7 milliard a été demandé aux revenus du capital et du patrimoine sur les 40 milliards d'euros nécessaires d'ici 2018 (cf. le COR, Conseil d'Orientation des Retraites). Le projet du gouvernement ne prévoit rien sur les banques et les établissements financiers et deux milliards seulement sur les entreprises.
Au total, 90% n'est pas financé ou demandé aux seuls salariés et retraités.
Le PS est favorable au départ à 60 ans pour ceux qui ont aujourd'hui leur durée de cotisation et se trouvent usés par le travail mais Martine Aubry a relevé qu'avec les propositions gouvernementales ceux qui auront commencé à travailler à 18 ans devront cotiser 44 ans (...) et partir à 62 ans et ils n'auront pas un euro de plus pour leur retraite.
Sarkozy ? C'était "travailler plus pour gagner plus", aujourd'hui c'est "cotiser beaucoup pour une retraite minable" ...
La première secrétaire du PS a jugé que le gouvernement minimisait la question des emplois pénibles (Woerth a affirmé qu'il n'y aurait que "10.000 emplois pénibles en France sur 25 millions de salariés"). En ne règlant pas le problème des emplois pénibles, ce sera plus d'injustice car il est normal que ceux qui vivent moins longtemps à cause de leur travail partent plus tôt en retraite", a-t-elle plaidé.
Elle a également accusé le gouvernement de "piller le fonds de réserve des retraites" mis en place par la gauche (Jospin) et que la droite n'a pas abondé depuis. Pire, la droite le "videra" avant l'heure ... alors qu'il devait financer la retraite des jeunes.
Face au "printemps de la fausse concertation", soigneusement coincé entre Coupe du monde et vacances, la Droite veut bacler le débat et tronquer son vote à l'Assemblée nationale.
Martine Aubry a réaffirmé avec "une grande solennité" la détermination des socialistes aux côtés des organisations syndicales pour combattre cette proposition de droite, tout en continuant à proposer son projet (...) qui permet de régler de manière durable et efficace et surtout de façon juste le problème des retraites dans notre pays.
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Marée noire : The "Jerrican" Way of Life ... d'Obama !
Il essaie, il gesticule, il n'oublie pas d'acheter une glace à deux boules face aux caméras (il est américain tout de même ...), il invective poliment les grossistes en pétrole ... mais le discours du Président américain ne convainc pas, n'a pas convaincu et n'est pas près de convaincre ses compatriotes... qui vive une double désolation : environnementale et politique ...
C'est que Barack Obama, parlant en direct de son bureau ovale, n'avait pas les propositions attendues, n'avait pas les idées concrètes escomptées pour nettoyer les côtes américaines... Nul dans la gestion de la marée noire, c'est ainsi que les américains ont jugé leur président aux mille et un messages de paix et d'espoir, intentions vagues qui laissent grandes ouvertes les portes des critiques à ses détracteurs.
Voir se diluer un président dans la réalité est forcément triste quand on mesure l'importance de la fuite en mer ...
La presse s’interroge donc naturellement sur l’intérêt de l’intervention d’Obama dont l'envie est perceptible mais dont le registre sentimental utilisé et l’absence de plan concret, rend quelque peu pathétique.
C'est donc un immense « no comment» que les américains adressent au Prix nobel de la Paix...
Pourtant Obama voulait cette intervention comme une déclaration de guerre aux lobbys de l’industrie pétrolière et aux législateurs corrompus. Il espérait passer de la défense à l’attaque en poussant à un changement de politique énergétique. Ses soutiens rappellent qu'il a su saisir l’opportunité de transformer un fardeau en arme politique, que les éoliennes et les panneaux solaires, qu'Obama appelle de ses vœux, ne pourront pas remplir les réservoirs des véhicules et ne réduiront pas le besoin de forages en mer.
La marée noire qui touche les côtes du Golfe du Mexique représente un Exxon Valdez tous les quatre jours. Les électeurs démocrates ne devraient pas tarder à fuir dans les mêmes proportions.
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16/06/2010
Retraites : Meeting à Rouen, consensus de gauche
Lundi 14 à Rouen se tenait un important meeting des forces de gauche où pas moins de 14 orateurs de nombreuses formations ont tour à tour égrené leurs critiques à l'égard des noirs desseins du gouvernement et leurs propositions sur ce sujet brulant. Parmi les débatteurs, on notait Christiane Marty (Attac), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Eric Aubin (CGT), Elisabeth Labaye (FSU), Pierre Khalfa (Solidaires), Jean-Baptiste Prevost (UNEF), Rachel Lafontaine (Les Alternatifs), Pierre Larrouturou (Europe Ecologie Les Verts), Pierre Cours-Salies (FASE), Michèle Ernis (Gauche Unitaire), Olivier Besancenot (NPA), Jacky Hénin (PCF), un représentant du Parti de Gauche et Gérard Filoche (Inspecteur du travail).
Dans la salle, de nombreux militants syndicaux, associatifs et politiques de gauche, le parti socialiste était représenté par Guillaume Bachelay, secrétaire national du PS et vice-pdt de la région haute-normandie. Valérie Fourneyron, députée-maire PS de Rouen était également présente. L'ensemble des participants a appelé à faire de la journée du 24 juin la journée du recul de la droite dure, celle qui détruit les services publics et veut nous imposer une douche froide sociale !
Voici la déclaration de Guillaume Bachelay au nom des socialistes :
Chers camarades, chers amis, ce qui se passe ce soir à Rouen est un événement important.
Parce qu'il y a l'unité de la gauche. Syndicale, associative politique. L'unité, c'est notre force et c'est le cauchemar de la droite. Préservons cette unité, elle nous fera gagner.
Importante aussi, cette soirée qui n'est qu'un commencement, parce que nous sommes à 24 heures de l'annonce d'une des plus grandes régressions sociales en France depuis la Libération. On a parlé de l'Histoire tout à l'heure et on a eu raison. Le président de la République qui se rendra à Londres vendredi, à grands renforts de caméras et de micros, pour célébrer l’appel du 18-Juin est le même qui, deux jours plus tôt, aura attaqué le système solidaire des retraites, c'est-à-dire l'héritage du Conseil national de la Résistance ! Pour la répartition, il y a des anciens qui se sont fait trouer la peau. La première insulte de Sarkozy, c'est à eux qu'elle est faite et notre première raison d'être ensemble, c'est d'honorer leur mémoire à eux !
Les annonces officielles sont pour après-demain mais le Premier ministre a vendu la mèche avant-hier. Avec deux slogans qui servent déjà de propagande officielle. Analysons-les et démontons-les : s'ils tombent, c'est le projet gouvernemental qui tombera.
M. Fillon nous dit : « Pour financer les retraites en 2050, supprimons le droit au départ à 60 ans en 2010. » Étrange raisonnement... Aucun économiste ne sait quel sera le niveau de la croissance ni celui de la natalité dans 40 ans – pas plus qu'on ne savait, en 1970, ce qu'ils seraient aujourd'hui... Etrange aussi, le calcul du manque à gagner fondé sur une hypothèse de quatre décennies de croissance nulle et de chômage de masse, comme s'ils étaient une fatalité, comme s'il ne pouvait pas y avoir une autre politique économique, sociale, fiscale, industrielle permettant d'améliorer à la fois la situation des salariés et des comptes publics...
L'âge légal de départ à 60 ans, ce n'est pas un dogme, c'est une liberté, c'est une garantie, c'est une protection, pour tous ceux qui ont eu des carrières longues ou des métiers pénibles. 3 millions de personnes ont commencé à travailler avant 19 ans et 700 000 avant l'âge de 17 ans. Derrière les chiffres, il y a des femmes et des hommes ! Ils ont travaillé 41, 42 ans et on va leur dire quoi, cette année ? Qu'il faut travailler encore un an, deux ans, trois ans alors qu'ils sont brisés ? Je suis l'élu d'une terre industrielle, à Cléon et dans le pays d'Elbeuf, qui a connu le textile, puis l'automobile et la chimie. Je sais comme vous tous que l'espérance de vie d'un ouvrier est de 7 ans inférieure à celle d'un cadre : puisqu'il va toucher sa retraite 7 ans de moins, il est donc juste qu'il parte plus tôt.
Et puis – c'est un enjeu décisif dans la bataille avec la droite – l'argument financier ne tient pas ! Le passage de 60 à 62 ou 63 ans ne couvrira que 25 % des besoins de financement ! Ce n'est pas notre collectif qui l'affirme, ce ne sont ni les syndicats ni les partis de gauche, c’est le Conseil d'orientation des Retraites dans le rapport dont se réclame le gouvernement et qu'il noircit d'ailleurs pour fonder ses mesures d'austérité, annoncées ou dans les tuyaux.
Le second argument du Gouvernement consiste à dire : « on va tenir compte de la pénibilité. » Ce qu’il ne dit pas encore, c'est comment... En épousant, là comme ailleurs, le point de vue du MEDEF en optant pour un « traitement individualisé ». En clair, ça veut dire que les salariés exposés aux risques – charges lourdes, travail de nuit, produits chimiques et toxiques – devront faire constater leur état de santé par un médecin du travail. S’il leur accorde le certificat, ils toucheront une bonification ; sinon, ce qu’ils auront enduré sera ignoré. Non seulement on aura les poumons pleins de poussière ou d'amiante, mais il faudra se soumettre à un avis médical qui pourra dire oui, qui pourra dire non. C'est l'arbitraire et même le double arbitraire quand on sait que beaucoup de maladies professionnelles se déclarent, précisément, après la période d'activité au travail, pendant la retraire. Il faut donc être usé et pouvoir le prouver ! Cela non plus, nous ne l'acceptons pas et nous allons l'expliquer à nos concitoyens.
Mais la vraie bataille avec la droite, c’est la bataille contre la résignation. C'est pourquoi à gauche, il nous faut contester bien sûr, mais surtout il faut proposer. Monsieur Fillon nous dit que « les caisses sont vides ». Mais qui les a vidées ? Depuis 2007 – c'était il y a trois, ce n'est pas Mathusalem ! - le gouvernement a décidé 30 milliards de baisses d'impôts supplémentaires pour les plus fortunés, 20 milliards de niches fiscales pour les hauts revenus et les grands groupes, et il a supprimé pour 12,5 milliards la taxe professionnelle pour plonger les collectivités locales, donc les dépenses sociales et d'avenir, dans la plus grande détresse. Voilà les responsables et ils voudraient que les salariés et les retraités payent la facture ?
Une réforme juste et durable des retraites, c'est mettre à contribution le capital et pas seulement le travail. Augmentation des prélèvements sur les bonus et les stock-options, relèvement du « forfait social » appliqué à l’intéressement et à la participation (qui sont des salaires différés), application de la CSG aux revenus du capital qui en sont exonérés – tout cela rapporterait 25 milliards d’euros en 2025, autrement dit, plus de la moitié de ce que le COR juge indispensable pour rétablir l’équilibre à cette date.
De même, il faut sauver le Fonds de Réserve des Retraites. La gauche l'a créé, elle l'a abondé et, depuis 2002, la droite l'a abandonné et maintenant elle veut le siphonner pour afficher un rééquilibre optique à deux ans de la présidentielle ! Nous proposons, nous socialistes, de lui affecter une ressource durable : une surtaxe de 15% de l’impôt sur les sociétés acquitté par les banques et les établissements financiers. Les banques et la finance sont à l’origine de la crise, leurs profits doivent contribuer à en réparer les dégâts et à réussir l’après-crise.On a consacré deux fois dix milliards d'euros pour sauver six banques sans contrepartie, sans retour en crédit pour les ménages et les PME, avec au contraire une explosion des frais de gestion et des prélévements indus sur les comptes des couches populaires et des classes moyennes. Eh bien, il est temps de le dire aux banques : pour vous, l'heure des agios a sonné et c'est pour les retraites que vous allez contribuer !
Chers camarades, dans les semaines qui viennent, notre rassemblement va grandir, un peu comme ce soir à la Halle aux Toiles où la salle s'est remplie à mesure que se déroulait notre meeting. Il va grandir et démentir les pronostics des ministres et des éditorialistes qui, du matin au soir, nous disent « c'est obligé, c'est décidé, donc c'est plié ». Nous sommes là pour briser le ronron des médias et les certitudes des belles personnes ! Comme nous l'avons fait en 2006 contre le CPE ! Parce que l'attaque de la droite contre les retraites est brutale, la résistance populaire et politique doit être totale !
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Formation des enseignants : 0 pointé pour le Gouvernement
La réforme irresponsable de la formation des maîtres, menée à marche forcée par le gouvernement, aboutit aujourd’hui à sa privatisation.
Etre enseignant est un métier qui s’apprend. Si l’Etat n’assure pas cet apprentissage, alors d’autres s’en chargeront. D’autres, ce sont les entreprises de formation privées, qui ont bien compris tout le profit qu’elles pouvaient tirer de l’angoisse suscitée par la disparition de la formation professionnelle.
Les lauréats du concours de Professeur des Ecoles de juin 2010 se retrouveront dès septembre face à une classe sans avoir reçu de formation pratique. Conséquence logique : des entreprises privées se pressent pour fournir aux professeurs débutants des stages de « prise en main et de gestion de la première classe ».
Les maîtres sont désormais confrontés à un choix inique et profondément inégalitaire : payer leur propre formation ou accepter de rencontrer leurs premiers élèves sans avoir bénéficié de préparation. Les professeurs débutants vont être contraints recourir à des organismes privés pour « construire leurs premières séances » ou élaborer « le programme de leurs premiers trimestres de cours ». Quels contrôles, quelles garanties pour ces entreprises qui se proposent d’offrir, au-delà de la formation initiale, un « accompagnement personnalisé » aux professeurs tout au long de l’année ?
Le Parti socialiste appelle le gouvernement à davantage de responsabilité et réclame la mise en place d’une véritable formation pour les enseignants, théorique et pratique, pour garantir aux élèves un enseignement de qualité.
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15/06/2010
Energie: Le Gouvernement pete les plombs !
Le gouvernement soumet actuellement à nos parlementaires le projet de loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'électricité). Une réforme qui marque un nouveau et dangereux pas vers l’ouverture des marchés de l’électricité à la concurrence, au risque de bouleverser les conditions de régulation d’un secteur pourtant vital.
EDF devra céder à ses concurrents près du quart de sa production d’origine nucléaire, sans contrepartie aucune - ni en termes d’investissements, ni en termes de sécurisation de la production. Ce projet aura sans aucun doute des répercussions lourdes de conséquences pour notre pays. Il programme un renchérissement du prix de l’électricité qui aura pour seul effet d’alourdir la facture énergétique de nos concitoyens, de nos collectivités, et de mettre à mal la compétitivité de nos entreprises et l’attractivité de notre territoire, en faisant peser de graves menaces sur les investissements de long terme, la sécurité des approvisionnements et l’efficacité énergétique que nous devons viser.
L’électricité, comme l’eau, est un bien primordial. Elle doit rester un service public et non un « nouvel or noir » qui flambe, s'épuise et étrangle les pays et les citoyens les plus démunis. Le Parti Socialiste ne laissera pas brader le bien commun des Français, ni nos concitoyens devenir otages des fluctuations du marché.
Nous défendrons, pour le bien des générations futures, l'idée d'un service public de l'électricité qui place l'énergie au rang de bien de première nécessité dont l'accès et le traitement doivent faire l’objet de l'action publique. L’Union européenne, dont les injonctions sont à l’origine du projet de réforme, doit infléchir son approche de ce secteur hautement stratégique.
Cela passe notamment par l’élaboration d’une directive-cadre sur les services publics dans laquelle sera fixé l’ensemble des principes et missions qui les caractérisent et les distinguent des services habituellement soumis à la concurrence. Le groupe socialiste au Parlement européen a déposé en mai 2006 une proposition dans ce sens.
Les socialistes revendiquent une conception de long terme de la politique énergétique où primeront la sécurisation de notre approvisionnement comme le développement de solutions énergétiques alternatives en incluant l’objectif de sobriété énergétique.
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14/06/2010
Belgique : Victoire des Flamands et des roses...
Dimanche soir, les Belges étaient une nouvelle fois appelés à voter après la démission du Gouvernement du libéral Yves Leterme. La campagne de chaque coté de la principale frontière linguistique et au sein de la capitale Bruxelles, a été apre mais a clairement désigné deux vainqueurs. C'est embêtant mais c'est ainsi.
L'un, au nord, néanderlophone, s'appelle Bart de Wever, leader du parti flamand N-VA (Nouvelle Alliance Flamande, Droite). Un parti composé d'une frange dure qui souhaite rapidement la partition de la Belgique entre néerlandophones flamands au Nord et francophones wallons au sud - laissant de coté la petite minorité germanophone de l'est du pays et d'une autre composante - incarnée par de Wever - qui souhaite quant à elle donner plus d'autonomies aux régions, notamment en matière fiscale et la mise en place d'une "confédération" belge.
La N-VA arrive en tete de ces élections avec 27 sièges sur 150 à l'Assemblée fédérale, juste devant le Parti Socialiste belge wallon qui obtiendrait quant à lui 26 sièges. C'est l'autre vainqueur, au sud, francophone, Elio Di Rupo, chef de file des socialistes belges qui a raflé (et de loin) la mise sur ces élections en Wallonnie.
Grands perdants de ces élections, le parti d'extreme droite flamand, Vlaams Belang (Intérets flamands, extreme-droite indépendantiste) qui perd 5 sièges et ne peut espérer peser comme auparavant sur les négociations. De Wever et Di Rupo sont maitres d'une partition difficile de la Belgique et sont reçus par le Roi.
Le flamand détonnerait dans le paysage atypique et politique belge en offrant la place de Premier Ministre à un francophone, en l'occurence le socialiste Elio di Rupo. De coutume le poste de Premier Ministre revient toujours à un flamand, ceux-ci représentant 60% de la population de la Belgique. Si di Rupo acceptait, il deviendrait le premier chef de gouvernement francophone depuis 1974, mais serait à la tete d'un gouvernement d'alliance N-VA/PS très difficile à manoeuvrer.
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11/06/2010
Institutions : Jour des bleus... pour la République !
Pour fonctionner, la République a besoin d'hommes et de femmes qui la servent. Avec sérieux, engagement et détermination. En revanche, elle n'a pas besoin de celles et ceux qui n'accèdent aux hauts postes que pour s'en servir. A la lumière des dernières révelations faites par les journaux (notamment le Canard Enchainé) on peut se demander s'il existe encore chez les membres de ce Gouvernement un sens de l'éthique.
C'est un jour de bleus ... Et pas 'en Afrique du Sud où vont défiler des sportifs millionnaires devant la misère du monde, non ce sont bien des bleus à la République dont il s'agit, à l'heure où le gouvernement impose une démolition en règle de tous les services publics ("seul patrimoine de ceux qui n'en ont pas" comme le dit Martine Aubry) et une austérité pour ceux qui gagnent 10 fois moins que ces généreux gestionnaires de fonds publics ...
Tout avait commencé par l'augmentation spectaculaire du salaire du Président de la République : +172%. Peu avare avec lui même, le Président décidait de faire profiter son fils de ses largesses. En octobre 2009, Jean Sarkozy, étudiant en 2ème année de droit et surtout fils de président se voyait offrir sur un plateau la direction de l'établissement d'aménagement du plus grand quartier d'affaires d'Europe...
Par la suite, le Ministre placé à l'Industrie et Maire de Nice, Estrosi, surement dans le besoin, était contraint de mettre à disposition de sa fille un appartement de fonction de la République.
Plus tard, la super Ministre des sports et accessoirement de la Santé, Bachelot, n'était pas en reste, et après avoir embauché pendant plus de 10 ans son propre fils dans ses différents cabinets, elle lui trouvait un poste de chargé de mission pépére à l'Institut National pour la Prévention et la Santé dont les professionnels pensent qu'il n'a pas la compétence ...
De même, la super-Ministre des banlieues (madame "vous-allez-voir-tout-va-changer-avec-moi-mais-je-sais-pas-quand" ...), Amara, a aussi ce sens profond de la famille et met à disposition son bel appartement de fonction avec majordomes et cuisiniers à disposition de ses frères (bien évidemment au service de la République ? ).
Enfin, la "petite" mission à "grosse rémunération" de 9.500 euros de l'ex-Minsitre en charge du Logement (entre autre social, sic !) Boutin et bien qu'elle dit y renoncer (contre quoi d'autre ? ) n'est donc que le dernier avatar supplémentaires de la folle vision présidentielle des restrictions budgétaires et républicaines.
Devant tant de générosité de la part de l'éxécutif, on ne peut que se demander, pourquoi pas moi ? En effet pourquoi ne pourrait-on pas s'adresser directement au Gouvernement pour réclamer des postes hautement rémunérés, la compétence n'étant visiblement pas le principal critère de recrutement pour le Gouvernement.
Toi aussi, internaute, télécharge la lettre ci-jointe et réclame ton contrat à 9.500 € nets par mois : ou ICI. La vie est dure, fais-toi plaisir !
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