23/11/2006
Poursuivre le combat lancé par Laurent Fabius

Il se transformera en plate-forme citoyenne "RESOLUMENT A GAUCHE" pour que le PS prenne en compte ses ancrages à gauche.
La France traverse une grave crise économique, institutionnelle, morale. La démocratie et la cohésion nationale sont en danger. Nos concitoyens souffrent du chômage et du manque de pouvoir d’achat. La précarité fait des ravages. La fermeture de nombreux services publics aggrave les inégalités. La montée de l’intolérance et de la violence abîme le lien civique et social. Le mal d’avenir est partout, et d’abord chez les jeunes.
L’Union européenne est au point mort par la faute de dirigeants qui s’enferrent dans le libéralisme alors que leurs peuples, dans les urnes ou dans la rue, attendent une Europe sociale et forte dans la mondialisation. Le prochain président français devra d'ailleurs être crédible et en harmonie avec le choix des français face aux prochaines et nouvelles négociations européennes.
Les français veulent le changement en 2007. Il ne viendra pas de la Droite et de Sarkozy qui prône le libéralisme en économie, le communautarisme pour la société et l’américanisme pour la diplomatie. L’espérance et la confiance dans le changement ne peuvent venir que du Parti Socialiste.
A condition qu’il tire les leçons de l’expérience, qu’il réponde aux préoccupations de nos concitoyens, qu’il soit le socle du rassemblement le plus large à Gauche.
C’est pourquoi, la responsabilité de chaque militante et chaque militant est immense qui doivent s'engager pour organiser le combat commuin que nous allons mener contre la Droite. De leur engagement et de leur lucidité à s'entendre dépend le futur de la Gauche, de la France et de l’Europe.
Avec le projet socialiste et une candidate qui doit proposer des choix clairement de Gauche, la victoire est à notre portée. Si la ligne politique est floue, trop généraliste, trop centriste voire blairiste, la défaite risque d’être au rendez-vous.
Aujourd’hui, nous sommes engagés pour rassembler la Gauche et donc pour battre la Droite.
Nous avons entendu le message du 21 avril 2002.
Nous militons pour la laïcité et les valeurs républicaine.
Nous militons pour qu'on s'occupe en priorité de l’emploi, du logement, de l’éducation, de créer une République nouvelle.
Nous avons le souci du dynamisme économique et de la justice sociale.
Nous plaçons l’environnement au coeur du combat socialiste,
Nous proposons une réorientation démocratique et sociale de l’Europe.
Nous avons, à nos côtés, l'expérience nationale et internationale ainsi que le courage d’homme d’Etat de Laurent Fabius.
Nous souhaitons une Présidence de Gauche, un Parlement de Gauche et nous appelons tous les socialistes à se rassembler et à rassembler autour d'eux pour ces deux obectifs.
23:35 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : Rassembler, présidente, gauche, république, 2007, parlement |
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08/11/2006
Laurent Fabius est dans l’œil du cyclone
Quand Laurent Fabius rend visite à ses camarades ariégeois, c’est en voisin, en toute simplicité, sans garde du corps, ni service d’ordre.
Samedi soir c’est à l’invitation de Guy Destrem, vice-président du Conseil Général de l’Ariège, «un ami de trente ans», que le candidat à l’investiture du parti socialiste s’est rendu à Serres-sur-Arget en Ariège.
Au premier rang de cette assemblée de plus de quatre cents personnes, Jeanne Authié, Françoise Imbert, député de Haute-Garonne, Martin Malvy, président du Conseil Régional Midi-Pyrénées Frédérique Massat, vice-présidente du Conseil Régional, Augustin Bonrepaux, président du Conseil Général de l’Ariège, Henri Nayrou, député de l’Ariège, Emile Franco et Pierres Casteras, conseillers régionaux, Philippe Martin, président du Conseil Général du Gers, René Massat, Raymond Coumes, André Montané, conseillers généraux de l’Ariège, Paul Quilès, Gérard Bapt et bien d’autres.
Après les interventions de Guy Destrem et du Président Malvy, Laurent Fabius a défendu les thèmes du «projet socialiste», un projet élaboré collectivement qui sert de trame à sa campagne à l’investiture du PS.
Confiant dans sa capacité à remporter la primaire socialiste en vue de l’élection présidentielle, le candidat Fabius est totalement décomplexé il ne se laisse pas impressionner «par la mousse médiatique ni par le bruit des sondages» que le placent 3ème dans la course à l’investiture.
Car en préambule les objectifs sont clairement affichés, il s’agit bien d’un candidat en pré-campagne aux élections présidentielles incarnant le rassemblement à gauche:
«c’est une leçon que j’ai tiré de mon long compagnonnage avec François Mitterrand et Lionel Jospin» /…/ «On parle souvent de l’œil du cyclone, c’est le seul endroit où il ne se passe rien et bien c’est là que je me positionne alors que mes deux autre camarades à l’investiture s’agitent dans le cyclone. Je parcours les départements jours après jours et j’ai l’impression que les choses sont en train de changer».
Conscient que la réussite viendra dans sa capacité à rassembler la gauche et les socialistes, il se dit être «le candidat le mieux placé pour défendre les idées de gauche…et quoiqu’on en dise, la gauche ça ne comprend pas l’UDF !»
Il évoque non sans humour les sondages: «On nous a dit c’est plié et que le pli n’est pas en ma faveur, que les français on déjà fait leur choix et que nous allons assister à une finale connue d’avance. Mais j’ai souvenir de ces même sondages qui prévoyaient en 2002 une finale Jospin / Chirac ou en 1980 qui tenaient Michel Rocard pour président de la République!
Le débat a commencé au sein du parti et le citoyen de gauche fait preuve d’une vrai conscience civique selon la définition du philosophe ariégeois Pierre Bayle»
Les sondages peuvent certes avoir un impact sur les militants mais une fois le responsable désigné avec 50% des voix de l’opinion publique, sera-t-il capable d’étendre ce capital au reste des militants, c’est la question que pose Laurent Fabius:
«Quand François Mitterrand a été désigné face à Michel Rocard, il pesait dans les sondages moins de 20% et le jour où il a été désigné, il a pris 30 points dans l’opinion publique»
Enfin Laurent Fabius a demandé aux militants de choisir en toute liberté: «la seule chose nécessaire c’est de faire votre choix en fonction de ce que vous pensez et de ce que vous voulez pour le pays»
Laurent Fabius a d’abord souhaité évoquer sa conception de la République, il s’agit pour lui d’une République sociale avec des mesures en faveur des salaires et des pensions: une augmentation de 8% du Smic mais également des retraites, financée par l’Etat et les entreprises (remise en cause de certains aménagements fiscaux pour les grandes entreprises et allègement des charges pour les petites et moyennes entreprises).
«On a besoin d’entreprises qui marchent et d’augmenter le pouvoir d’achat»Laurent Fabius a dénoncé le projet de conférence salariale des autres compétiteurs: «si l’on se contente de réunir les syndicats et le Medef autour d’une table, c’est l’histoire de France raconté aux bisounours ! Il faut que le gouvernement donne l’impulsion»
Mais la République c’est également l’école: encadrement scolaire organisé, suivi scolaire individuel, plus de ressources à l’enseignement supérieur et davantage de reconnaissance aux enseignants.
Il s’oppose résolument à la suppression de la carte scolaire qui d’après lui accentue les ségrégations ou encore le recrutement des enseignants par les chefs d’établissements…
«Ce n’est pas ma conception de la République»
Par contre la laïcité demeure pour lui le troisième pilier de la République: «Toutes les guerres sont des guerres de religion, nous avons la chance d’être un pays laïque/…/ je m’engage à ce que l’on ne touche pas un seul cheveux à la laïcité»
Laurent Fabius souhaite inclure dans sa réforme de la constitution, s’il est élu, une charte de la laïcité.
Quant aux services publics, «ils sont essentiels aux départements ruraux comme l’Ariège (poste, chemin de fer, école..)» Il a été décidé qu’à partir du 1er juillet 2007, les tarifs de l’énergie seraient libres et qu’il n’y aurait plus aucun monopole pour les particuliers. Idem pour l’affranchissement du courrier.
«si je suis investi et élu, la France s’y opposera. Il faut savoir dire non aux directives européennes quand elles ne vont pas dans le bon sens»
Laurent Fabius précise qu’il a toujours été un européen convaincu et qu’il le demeure mais «actuellement il y a une telle dérive vers le libéralisme, il faut modifier les textes vis-à-vis de la politique économique : il faut remettre l’Europe sur les rails de la renégociation de la constitution, bâtir un traité social et une véritable harmonisation sociale notamment s’agissant de l’impôt sur les sociétés»
Le candidat à l’investiture a également clarifié ses positions en matière de décentralisation: «Il faut une décentralisation mais les ressources doivent aller avec et le rôle des élus confortés /…/ la France n’est pas seulement l’addition de régions, c’est l’Etat qui doit assumer les initiatives, l’Etat doit être fort et respecté»
Mais le candidat Fabius met en avant sa vision des choses: «la République c’est un rapport entre les élus et les citoyens, le projet socialiste prévoit que les institutions soient modifiées, il faut une véritable république parlementaire»
La démocratie participative très en vogue au cœur des débats des autres compétiteurs, «ne doit pas être un gadget, il existe depuis longtemps les associations ou les syndicats qui doivent être plus respectés dans les entreprises»
Enfin en matière d’agriculture, Laurent Fabius est favorable à un développement rural qui privilégie la qualité des produits, sans pénaliser la diversification et il souhaite rétablir, en les allégeant, les contrats territoriaux d’exploitations.
Quant à l’écologie: «la présidence qui arrive doit être sous le signe de l’écologie et le développement durable sera une exigence prioritaire dans tous les domaines de l’action publique. Ainsi le n° 2 du gouvernement sera chargé, en tant que ministre d’Etat du développement durable. C’est un enjeu important dont il faut prendre également la mesure au niveau européen. Le gouvernement doit se doter d’un budget conséquent, réorganiser la fiscalité en ce sens, aider les particuliers (prêt à taux zéro), biocarburants…»
Une position résolument à gauche et des thèmes fédérateurs comme la laïcité, la mixité, la république sociale pour un candidat qui a tiré les leçons du passé et qui compte réaliser le rassemblement à gauche… dernier grand débat public pour les trois candidats à l’investiture, jeudi 9 novembre à Toulouse Labège.
Photos et vidéo: ©AriegeNews 2006
01:30 Publié dans Archives désignations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : Parlement, pouvoir d'achat, europe, SMIC, laîcité, sondages, Mitterrad |
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