06/01/2010

Investir dans l’avenir, oui. Creuser encore les déficits, non !

Laurent Fabius était l’invité des ‘4 vérités’, émission présentée par Jeff Wittemberg. Il est revenu sur les sujets d’actualité : grèves dans les transports, sommet de Copenhague, guerre en Afghanistan, grand emprunt.

« Investir dans l’avenir, c’est une évidence. Mais le mode de financement du grand emprunt que propose Nicolas Sarkozy va encore creuser nos déficits, qui sont considérables et qu’il faudra bien rembourser un jour. Ces déficits sont, pour partie, le résultat d’une politique injuste de cadeaux fiscaux aux privilégiés. Il aurait été plus sage de supprimer un certain nombre de ces cadeaux fiscaux pour financer l’avenir. Monsieur Sarkozy est un peu comme le sapeur Camembert : il creuse des trous pour en boucher d’autres ! Investissements d’avenir, oui. Creuser encore les déficits, non. »

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02/02/2007

Rien n’est joué

A un peu moins de trois mois du scrutin présidentiel, rien n’est joué.

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Si les récentes études d’opinion semblent moins favorables à notre candidate, tout peut encore se retourner dès lors que les thématiques choisies sont claires et pertinentes et que le débat de fond est engagé.

Ne dilapidons pas notre énergie sur les terrains fangeux où l'on voudrait nous attirer, concentrons-nous sur nos propositions, défendons tous ensemble nos couleurs, parlons à nos électeurs et parlons de la France.

La première priorité pour moi est la question sociale.

Les Français veulent d’abord des réponses progressistes et précises sur les salaires, l’emploi, les retraites, le logement, les services publics.

Le candidat UMP, qui est aussi celui du MEDEF, ne les apporte manifestement pas. A nous de le faire par un projet réel et novateur de transformation sociale et de développement durable, qui contribue aussi à relancer et à réorienter l’Europe.

La question éducative est également décisive. Il se murmure que le candidat UDF progresserait dans les milieux enseignants.

Ce serait un comble pour qui a en mémoire ses attaques contre l’école publique lorsqu’il siégeait dans des gouvernements conservateurs.
Là aussi, développons nos propositions pour une société de la connaissance, une société laïque qui fasse toute sa place à l’éducation et lui donne les moyens de réussir.

Bref, assumons notre opposition frontale au gouvernement, prenons les attentes de changement à bras le corps, apportons les réponses nécessaires sur le fond, faisons-le d’une façon solidaire et constructive, et l’horizon s’éclairera.

LAURENT FABIUS.

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Laurent Fabius appelle le PS à "défendre ses couleurs"

NOUVELOBS.COM | 01.02.2007 | 07:45

Dans un texte intitulé "Rien n'est joué", l'ex-candidat à l'investiture socialiste appelle le PS à "parler à ses électeurs" et à "assumer une opposition frontale au gouvernement".

Le député socialiste Laurent Fabius conseille mercredi 31 janvier à Ségolène Royal d'"assumer (son) opposition frontale au gouvernement" en "défendant tous ensemble (leurs) couleurs".

Dans un texte mis en ligne sur son blog, M. Fabius assure qu'"à un peu moins de trois mois du scrutin présidentiel, rien n'est joué". "Si les récentes études d'opinion semblent moins favorables à notre candidate, tout peut encore se retourner, dès lors que les thématiques choisies sont claires et pertinentes et que le débat de fond est engagé".

"Ne dilapidons pas notre énergie sur les terrains fangeux où on voudrait nous attirer, concentrons-nous sur nos propositions, défendons tous ensemble nos couleurs, parlons à nos électeurs et parlons de la France", plaide-t-il.

La question décisive de l'Education

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Identifiant deux "priorités", le candidat malheureux à l'investiture du PS évoque "la question sociale: les Français veulent d'abord des réponses progressistes et précises sur les salaires, l'emploi, les retraites, le logement, les services publics". "A nous de le faire par un projet réel et novateur de transformation sociale et de développement durable".

La deuxième priorité, "la question éducative, est également décisive" car "il se murmure que le candidat UDF progresserait dans les milieux enseignants", souligne l'ancien Premier ministre. "Ce serait un comble pour qui a en mémoire ses attaques contre l'école publique lorsqu'il siégeait dans des gouvernements conservateurs".

"L'horizon s'éclairera"

"Là aussi, développons nos propositions pour une société de la connaissance, une société laïque qui fasse toute sa place à l'éducation et lui donne les moyens de réussir", propose-t-il.

"Bref, assumons notre opposition frontale au gouvernement, prenons les attentes de changement à bras le corps, apportons les réponses nécessaires sur le fond, faisons-le d'une façon solidaire et constructive, et l'horizon s'éclairera", conclut Laurent Fabius. (AP)

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16/11/2006

SARKOZY VOTE SEGOLENE !

Primaire au PS : pourquoi Nicolas Sarkozy affiche sa préférence pour Ségolène Royal

LEMONDE.FR | 15.11.06 | 11h48

"Si c'est Ségolène Royal, c'est tout bénéfice", a jugé Nicolas Sarkozy, lundi, en marge de son déplacement en Algérie. "Elle me protège depuis plusieurs mois, car le phénomène 'tout sauf Ségolène' empêche le phénomène 'tout sauf Sarkozy'", a poursuivi le président de l'UMP, en forme de confidence, devant quelques journalistes français à la résidence de l'ambassadeur de France à Alger.

Le suite c'est dans : Le Monde

Résultats, analyses et réactions... : édition spéciale jeudi à partir de 23h sur LCI et en direct sur LCI.fr.

Avant le premier tour jeudi des primaires PS, les trois candidats terminent ce mercredi soir leur campagne en régions. Ségolène Royal est en meeting à Nantes, Dominique Strauss-Kahn à Montpellier et Laurent Fabius au Petit-Quevilly, dans son fief de Seine-Maritime. Avant de s'y rendre, ce dernier a affirmé sur I-Télévsion que la gauche "jouait son destin" jeudi. Il affirme être "le seul" à pouvoir "rassembler la gauche et battre Sarkozy".

Et pour cause, selon lui : "Sarkozy a encore dit hier ou avant-hier qu'il redoutait de m'avoir en face de lui", en allusion à des propos du président de l'UMP devant quelques journalistes français durant son séjour à Alger. Devant plusieurs centaines de militants au Petit-Quevilly, Laurent Fabius a continué sur ce crédo : il a appelé les adhérents "à ne pas faire ce qu'attend Sarkozy", c'est-à-dire voter pour Ségolène Royal.

Le gymnase Henri Wallon de Petit-Quevilly, à deux pas du bureau où Laurent Fabius est installé depuis trente ans, était surchauffé. Les militants sont venus conforter leur choix.
"A partir du moment où j'ai suivi tous les débats, je viens ce soir écouter mon candidat. Mon choix, il y a maintenant plusieurs fois qu'il est fait, c'est Laurent Fabius", expliquait Marie-Françoise de la section de Bois-Guillaume. "Ce que j'aime avec Laurent Fabius, c'est qu'il défend des idées de gauche, moi je me reconnais dans cette politique", confiait Hélène, une étudiante.
"Laurent président", scandait militants et sympathisants lorsque celui que l'on appelle tendrement "le chef" est entré dans une salle surexcitée sur l'air d"'Il est temps à nouveau" de Jean-Louis Aubert.
Plusieurs jeunes adolescents de Grand-Quevilly sont venus le voir. Ces jeunes issus de cité croient en ses promesses. "Vous savez nous, on est Français", insistent Mohamed, 14 ans, et Abdel Kader, 16 ans. "On a une carte d'identité et Laurent Fabius c'est le seul qui nous soutient. Lui, on y croit, il va barrer la route à Sarko."
D'entrée, Laurent Fabius est survitaminé.
Il pousse sa voix avec confiance, devant un public tout acquis à sa cause. "Si tout se passe comme nous le souhaitons d'ici peu de mois, le titulaire de la présidence de la République aura changé. Et j'espère bien, comme vous, que c'est celui qui vous parle qui sera appelé à le remplacer!"
Et de tacler ses compétiteurs, à l'issue de "cette campagne interne que certains trouvent un peu longue et que pour ma part je trouve un peu courte, qui a juste pour objet de nous mettre et de me mettre en jambe pour affronter la vraie campagne".
C'est en grand gagnant que le député PS de Seine-Maritime s'est inscrit mercredi soir. En un peu plus d'une heure, il a retracé ses divergences et ses points forts, revenant sur les débats, dont il pense être sorti renforcé.
"Plus c'est compliqué, plus il est dopé. Il est infernal, vraiment c'est quelque chose, je ne l'avais jamais vu comme cela. C'est avec ses tripes qu'il parle", analysait Jean-Paul.
Le candidat des 35 heures, du pouvoir d'achat, du SMIC réévalué et de la laïcité a fini de convaincre ses militants dans son propre fief. Et c'est en candidat de gauche que Laurent Fabius s'est décrit. "Le seul candidat capable de rassembler la gauche, c'est celui qui vous parle ce soir. Oui, je rassemblerai la gauche et nous vaincrons", a conclu Laurent Fabius, plus que jamais dopé par le premier tour des primaires. AP

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05/11/2006

LAURENT FABIUS SUR LCP-LE MONDE-FRANCE INFO

Laurent Fabius à Questions d'Infos sur LCP, le 2 novembre 2006


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15/09/2006

MINI TRAITE, MAXI IMPOSTURE de NICOLAS

Europe: le "mini-traité" voulu par Nicolas Sarkozy est "une maxi-imposture", déclare Laurent Fabius
Le "mini-traité" préconisé par Nicolas Sarkozy pour sortir l'Europe de l'impasse serait une "maxi-imposture", a mis en garde lundi Laurent Fabius, accusant le président de l'UMP de vouloir "court-circuiter" le vote des Français.

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Laurent Fabius a longuement dialogué avec les internautes sur "Lemonde.fr".

Vendredi dernier, en visite à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a précisé les contours du "mini-traité" qu'il appelle de ses voeux pour sortir l'Europe de la crise institutionnelle consécutive aux "non" français et néerlandais. Ce texte, qui reprendrait les propositions les plus consensuelles de la Constitution européenne, serait ratifié par les Parlements nationaux en 2008, pour s'appliquer à partir de 2009.

C'est "un mini-traité pour une maxi-imposture", a dénoncé Laurent Fabius. "
Ce que le peuple français a décidé par référendum doit être soumis, d'une façon nouvelle et différente bien sûr, à la France par référendum", a-t-il souligné, accusant M. Sarkozy de vouloir "court-circuiter" le vote des Français en faveur du "non" lors du référendum européen du 29 mai 2005.
Interrogé sur son "plan B" pour sortir l'UE de la crise, l'ancien Premier ministre a répondu qu'il faudra "préparer une nouvelle négociation de la Constitution en se centrant" sur les deux premières parties du Traité constitutionnel européen, qui traitent des "valeurs" et des "institutions". "Sur tous ces points, j'ai déjà amorcé des discussions avec les responsables européens", a-t-il assuré.

Candidat à l'investiture du PS pour la présidentielle, Laurent Fabius a fait valoir au passage que "la France aura une position beaucoup plus forte" dans ces négociations si elle est représentée "par un chef d'équipe" qui a défendu le "non", "à l'unisson" des Français.
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Interrogé par ailleurs sur les prises de position de Ségolène Royal, notamment sur la carte scolaire, il a montré du doigt "une gauche qui se contorsionne et qui croit qu'en chaussant les bottes de la droite ou du centre elle va gagner, puis réussir".

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